dimanche 3 mars 2024

Shikara Shikara

Nous sommes d'abord restés quelques jours à Allepey même, dans un cottage en bois. Il portait le nom de la langue du Kerala : "Malayalam (Lake) Resort". On y a dormi sous nos premières moustiquaires. J'ai trouvé que le supermarché dans lequel nous avons fait nos courses était embelli par les grands contenants remplis de riz, de céréales, de noix ou de confiseries en vrac.

Nous avons ensuite pris un bateau, appelé shikara et pouvant contenir une petite dizaine de personnes, pour s'enfoncer dans les "backwaters" (un formidable réseau de canaux et de pièces d'eau), à une quinzaine de kilomètres d'Alleppey.

Ici, seuls les animaux dérangent le calme ambiant. On est de nouveau dans une maison kéralaise typique, avec son toit en bois en forme de pagode, et une salle de bain à ciel ouvert ! On a partagé certains repas avec des Français ou des Australiens charmants. J'aurais voulu mettre ci-dessous la photo d'un martin-pêcheur, mais après plusieurs après-midis infructueuses, j'y renonce. Voici à la place des cocotiers…

On a d'ailleurs fait une visite aromatique du jardin, avec Vijo, notre adorable hôte, durant laquelle on a vu un cacaoyer, un muscadier, des plants de poivre, un arbre à cajou et bien d'autres encore. Ce fut également l'occasion, pour Bruno et moi, de faire nos premières balades à vélo. Et comme l'Inde tumultueuse nous manquait un peu, nous sommes allés dîner dans le village voisin où l'on a retrouvé musique et imprévus.

Enfin, je ne sais pas si notre ordinateur va être réutilisable après toute l'huile que je laisse sur son clavier : on a passé la matinée à se faire masser.

mardi 27 février 2024

Bamos à la playa

On a passé une semaine de vacances tranquille et reposante à Kovalam.

Bruno et moi avons expérimenté nos premiers cours de surf. Résultat : beaucoup d'amusement, mais dos cassé pour Bruno et genoux écorchés pour Marine. Par ailleurs, à cause d'une crevette, Sophie est tombée malade. Elle a donc profité de la bibliothèque de l'hôtel pour passer des journées lectures. Bruno voulait d'ailleurs absolument annoncer qu'il est miraculeusement tombé sur le deuxième tome de la trilogie "Les Eygletière" d'Henri Troyat, dont il avait découvert le premier tome dans une boite à livres lyonnaise juste avant notre départ.

Voici notre deuxième pleine lune indienne. J'aime particulièrement les termes anglais de "black moon" (nouvelle lune) et "white moon" (pleine lune).

À Kovalam, il y a beaucoup de touristes occidentaux, à en oublier parfois qu'on est en Inde. Entre la chaleur, la côte et les gens qui nous saluent dans la rue, il faut prévoir une vingtaine de minutes pour parcourir les quelques mètres reliant notre hôtel aux délicieux restaurants qui bordent la plage.

Notre très gentil manager n'a jamais manqué de nous offrir des myriades de fruits, ce qui a rendu nos déjeuners très colorés.

On a développé des techniques plus ou moins efficaces pour extraire du jus de grenade. Et hier, on a pris la route d'Alleppey avec un sympathique chauffeur rencontré entre deux balades.

jeudi 22 février 2024

Pointe Sud

Pour ceux qui se demandent où se trouvent les belles villes de notre périple, voici une carte ! Kanyakumari est cependant la ville que vous situeriez le mieux : c'est le point le plus au sud du continent indien, carrefour de la mer d'Oman, de l'Océan Indien et du golfe du Bengale.

Nous étions donc au cap Comorin, où la criée s'anime. Au-delà de la statue de Thiruvalluvar, saint-poète vénéré du Ier siècle avant notre ère, seul l'océan nous sépare de l'Antarctique…

On y retrouve des pêcheurs, mais aussi des foules de pèlerins qui viennent admirer les cendres dispersées de Gandhi ou un soleil rougeoyant qui s'y lève ET s'y couche !

On a ensuite remonté un peu la côte pour aller à Kovalam, au Kerala (nouvel état pour nous) ! Sur la route, on a visité un palais (le Padmanabhapuram Palace dont on a fièrement retenu le nom) mêlant très joliment pierre et bois de Teck.

lundi 19 février 2024

Silence on dort

En tout, on a passé une petite semaine à Tanjore puis à Trichy, deux villes à 60 km l'une de l'autre dans l'est du Tamil Nadu. Elles abritent toutes les deux de grands complexes religieux, parmi les plus vastes du monde !

D'une terrasse, on voit les gopurams (gigantesque tour de statues au-dessus d'une porte) de Trichy. Il y a 7 enceintes successives et certaines abritent à elles-mêmes des temples ! Au centre, un temple doré est réservé aux Hindous.

On a pu, à mi-parcours, se reposer du tumulte (permanent) dans deux calmes hébergements, appartenant à la sympathique Usha, qui a répondu à nos questions. En effet, c'est lorsque, à Trichy, Bruno et moi passions une matinée aux ghâts (escaliers menant à un plan d'eau sacré) que nous avons observé une tradition étrange : un jeune homme se mariait à un bananier ! Cela servirait, quand les horoscopes sont contrariés, à tromper les planètes, pour, seulement ensuite, célébrer le vrai mariage…

On a ensuite, à Madurai, finit notre tour des temples du Tamil Nadu. Impressionnés par la présence à chaque fois d'éléphants maquillés religieusement !

lundi 12 février 2024

Baptisée

À Pondichéry, entre un croissant et quelques chocolats chauds, j'ai fait ma première plongée, dans le golfe du Bengale de l'Océan Indien (ou Bruno tout petit avait fait ses premières baignades) !

On a ensuite pris la route pour Tanjore, en passant par Gangaikondacholapuram (un long nom pour une ville abritant un grand temple). On a passé un dîner très convivial avec les autres hôtes de la guesthouse !

vendredi 9 février 2024

Le 9

Les vaches, en Inde, ont parfois les cornes ou la peau peintes, mais leur caractère sacré semble s'arrêter là. Elles font partie du quotidien des indiens, y compris en travers de l'autoroute, et il n'est pas rare qu'ils leur donnent des coups de bâton (assez violents) pour les faire se déplacer. À Mysore, Bruno et moi contemplions tranquillement, assis près d'une fontaine, l'activité des marchands quand, soudainement, l'un d'eux a lancé un concombre près de nous, ce qui a attiré une vache ! Connaissant l'expression "pleuvoir comme vache qui pisse", il convenait donc de rapidement… déguerpir.

Après Bangalore, capitale du Karnataka, Panjim, capitale de Goa, et un nouveau train de nuit qui m'a donné un rhume, nous avons débarqué à Chennai, capitale du Tamil Nadu ! À la suite de son indépendance, l'Inde a peu à peu affranchie ses villes de leurs noms coloniaux. C'est pourquoi certains reconnaitrons mieux Chennai sous le nom de Madras. Pendant un diner avec de charmants français expatriés en Inde depuis plus de dix ans, nous avons même appris que certains politiques nationalistes songent à renommer l'Inde en Bharat !


On a ensuite passé quelques jours à Mahabalipuram, célèbre pour son gigantesque caillou qui semble posé en équilibre. On a joué dans les rouleaux de  l'océan indien, sur la côte est pour la première fois, et dégusté du poisson fraîchement pêché. Enfin, nous sommes arrivés à Pondichérry il y a quelques jours. Ancien comptoir français, ça nous permet de retrouver nos repères car, aujourd'hui, on est le 9 février, et c'est le 9ème anniversaire de notre déménagement à Fontaines-Saint-Martin !

mardi 6 février 2024

Indian you speak?

Hello ! Alors, pour commencer, imaginez-vous entre deux étals d'un marché : "Vitch countRy name? M'am, just a look! GeRman? London? Vous êtes fRantcé ? Bouzou ! Coma tata pelle ?" L'accent indien, c'est ça ! À mon avis, la phrase d'exemple parfaite reste : "I took a szaveR in dze vashRoom." (j'ai pris une douche dans la salle de bain). Nous voilà donc arrivés au cœur du sujet de cet article : en Inde, on ne parle pas français.

Évidemment, on a appris les noms de ce qui se mange : dal, dosa, idli, lassi, masala, naan, paneer, palak, papad, vada... "Train de nuit" a, je trouve, subit la très mauvaise traduction de "sleeper". "Ama" et "Apa" veulent dire Papa et Maman. Au passage, j'ai remarqué que beaucoup de mots commençant par "s" en anglais commencent par "é" en français, comme "elephant stable" (l'étable des éléphants) ou "school pen" (stylo pour l'école). Enfin, il faut tourner, et non hocher, la tête pour dire oui :

Malheureusement, certains mots ne vont plus nous servir, car on ne va plus parler kannada. En effet, on quitte le Karnataka pour visiter le pays des Tamouls, le Tamil Nadu ! Février sera donc le mois de la découverte d'une autre langue, même si il y a des similitudes avec le kannada ! Nous savons déjà que "pas de piment" se dit "kara beda" en kannada et "no karam" en tamoul…