vendredi 11 septembre 2009

Matériel embarqué



« L'homme libre voyage avec une seule valise. » (le papa de Bruno)
Mais notre couple, avec son enfant et son bébé, peine à caser tout son « nécessaire » :
  • 2 sacs à dos d'adultes, sac à dos d'enfant, sac de bardas, sac à dos porte-bébé, poussette, petit sac à dos courant, ceintures de voyage ;
  • gamme de vêtements du très chaud (bobs, lunettes de soleil) au très froid (polaires, vestes, bonnets, gants), sandales, chaussures de randonnée ;
  • livres scolaires pour l'enseignement du CE2, mini-dictionnaire espagnol ;
  • petit matériel de dessin et de peinture ;
  • réserve pour le bébé de nourriture, de lait et de couches ;
  • siège-auto pour bébé ;
  • pharmacie (crèmes solaires, pansements, anti-moustiques, antalgiques, anti-diarrhéiques, adaptés aux 3 tranches d'âge) ;
  • nécessaire de change, de toilette et de couture ;
  • premiers éléments d'une boîte à outils à constituer sur place (normes américaines), lampes de poche (à manivelle), chargeurs ;
  • iPhone, dit « Pimpin » (compagnon de voyage), combinant : appareil photo, caméra, walk-man, répertoire de documents, accès Internet Wi-fi, divertissements, téléphone ;
  • appareil photo numérique ;
  • carte IGN du Cône Sud (1:4 000 000), GPS Garmin avec cartes du monde et de l'Argentine, guide Lonely Planet « South America on a shoestring » ;
  • carte Visa Premier, carte Visa (de secours), compte Jazz International (aucune commission sur les retraits) ;
  • assurance responsabilité civile et assistance, incluse avec la carte Visa Premier pour les 90 premiers jours, puis AVI International ;
  • passeports, certificats de vaccination (fièvre jaune), permis de conduire internationaux, copies.

Nous pourrions emporter de surcroît : un ordinateur portable, sa médiathèque de disques et de films, des livres, des jeux éducatifs, une (véritable) caméra, une guitare... et plus encore. Mais le bonheur de voyager ne réside-t-il pas pour une part dans toutes les entraves dont on sait se libérer ? Sinon, « ailleurs, c'est ici quand on y est. ».

De surcroît, nous rêverions de pouvoir poursuivre notre voyage même si notre véhicule nous faisait défaut. Notre matériel doit donc être (humainement) transportable, ce qui s'avère difficile lorsque la moitié de nos 40 kg d'effets concerne le bébé, qui ne porte absolument rien.

« L'homme un peu libre voyage avec un peu de valises. » (nous)

jeudi 10 septembre 2009

Buenos Aires

Deux courtes journées à arpenter le centre ville, avec la poussette. Digues du Rio de la Plata. Nostalgie du tango. Fournées de viandes. Malbec, le vin rescapé de nos vignobles. Immense cité en mutation. Visages de l'Europe, gentillesse de l'Espagne, façades de la France hausmannienne, chaussées des Etats-Unis. Soleil, frimas. Délicieuse soirée avec Manou (française) et Javier (argentin) au El Refugio, un ancien club pour émigrants galiciens.

Romain est un voyageur accompli (Espagne, Liban, Syrie, Sénégal, Tunisie). Marine nous surprend agréablement, répand ses sourires, mais l'attention qu'elle requiert complique notre intendance et absorbe de notre énergie. Manou et Javier nous aideront précieusement.

mercredi 9 septembre 2009

Vol de jour


Ligne de départ et équateur franchis. 11 500 km, en une multitude de films et de plateaux repas, de l'aube au crépuscule de l'ancien et du nouveau mondes. Chaleureux accueil de Manou et Javier, nos connaissances dans la capitale argentine, absorbée par le repéchage de son équipe de fútbol pour le mondial.

De nuit, les autoroutes de Paris et de Buenos Aires se ressemblent. Péages jusqu'au vieux quartier de San Telmo. L'hôtel Carly est décrépi, notre chambre plus haute que large, les sanitaires tristes et froids, la patronne avenante, le calme plus important toutefois que dans la rue, son site Web un fabuleux trompe-l'œil.

Dès 3 heures du matin, décalage horaire (de 5 heures) oblige, Marine crapahute. Promenade dans les couloirs en chaussettes et polaires, il nous manque des allumettes pour chauffer un biberon.

Les ouvriers sortent, les fêtards rentrent. Romain entame son cahier de voyage, Marine éparpille tous nos effets dans la chambre, elle a (aujourd'hui) carte blanche, pour ne pas réveiller nos voisins.

A 10 heures, nous nous élançons enfin à la découverte de la vie. Ciel frais et pur. Café Nonna Bianca avec Wi-Fi pour une première connexion au blog (réussie), premiers churros, premiers balbutiements en espagnol. Buenas !

jeudi 3 septembre 2009

Quittons nos pénates

Aujourd'hui, acheminement Lyon-Versailles en TGV pour nous approcher de l'avion. Ultimes étreintes éplorées. N'avons nous rien oublié ?

La presse commente l'événement. Nos ennemis soufflent. Nos amis trinquent. Le conseil municipal délibère sur l'opportunité de sceller une plaque à notre effigie...

jeudi 27 août 2009

L'itinéraire envisagé

Une fois à bord de notre camping-car en Argentine, nous roulerons en toute liberté selon un itinéraire souhaité, puis adapté au fil des jours (ligne rouge sur la carte, parcourue dans le sens des aiguilles d'une montre) :



Nous tenterons de nous adapter aux saisons, du printemps à l'automne :
  • mi-septembre (2 semaines) : Buenos Aires, Córdoba ;
  • début octobre (6 semaines) : Asunción, Iguaçu, sud du Brésil, côte de l'Uruguay ;
  • mi-novembre (8 semaines) : côte de l'Argentine, péninsule de Valdés, Patagonie, Punta Arenas, Torres del Paine, Perito Moreno, carretera austral ;
  • mi-janvier (8 semaines) : Chiloé, San Carlos de Bariloche, Mendoza, Valparaiso, La Serena, vallée de la Lune, San Pedro de Atacama ;
  • début avril (6 semaines) : sud du Pérou, Lac Titicaca, La Paz, Sucre, Potosi, Uyuni, sud Lipez ;
  • mi-mai (4 semaines) : Salta, Córdoba, Buenos Aires.

dimanche 9 août 2009

Annonce départ M - 1

Il y a dix ans (1999), nous nous élancions, en couple, sacs légers sur le dos, pour une balade de 6 mois en Asie. Il y a vingt ans (1989), Bruno partait, seul, avec son même sac à dos (flambant neuf), pour un séjour de 6 mois au Canada. Il y a trente ans (1979), Sophie entrait, son cartable sur le dos, sans imaginer l'interminable périple qui l'attendait, à l'école primaire.

Comme pour célébrer ces années « en neuf », nous nous envolerons dans quelques jours, en famille, une ribambelle de bagages sur les bras, pour un voyage de 9 mois en Amérique du Sud.

Pourquoi partir en famille ?
Nous avons la chance de prêter notre maison en notre absence, mais pas les enfants.

Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
Les études, les emplois, les emprunts, les enfants, autant de terribles raisons qui auraient pu nous retenir encore de nous évader.

Pourquoi l'Amérique du Sud ?
Le sac à dos de Bruno a eu la chance de goûter à l'Europe, au Proche Orient, à l'Afrique, à l'Asie, à l'Océan Indien, à la Polynésie, aux Antilles et à l'Amérique du Nord. Parmi les nouvelles « grandes destinations » que nous rêvons d'explorer, l'Amérique du Sud nous attire comme joyeuse et facile.

Pourquoi 9 mois ?
Notre dédain du froid nous a amené à combiner les hémisphères pour enchaîner, de mi-septembre à mi-juin, trois étés successifs. Espérons que l'hiver boréal de notre retour sera clément...

Pourquoi le 09/09/09 à 09:09:09 ?
Une coïncidence improbable. D'ailleurs, un tout petit retard et tout serait à reconsidérer.

Pourquoi voyager ?
Pourquoi souhaiter découvrir le monde dans lequel nous vivons ? assouvir nos sens ? éveiller notre âme ? rencontrer nos « semblables », partager nos sentiments ? « parcourir le temps » (Baudelaire) ? s'éloigner de nos limites ?

samedi 11 juillet 2009

Son véhicule dans le Cône Sud

Voici le fruit de notre expérience sur les opportunités offertes au voyageur pour circuler en Amérique du Sud avec son propre véhicule :
  • Location. (+) Facilité. (-) Interdiction selon le loueur de traverser certaines frontières. Coût : environ 2 300 €/mois pour un 4x4 ordinaire.
  • Achat d'un véhicule sur place. En Amérique du Sud, les ventes de véhicules sont enregistrées devant notaire, avec besoin de justifier d'une domiciliation et de la provenance des fonds. (-) Les véhicules d'occasion sont chers et excessivement usés par l'état des routes. Une domiciliation, dans un hôtel par exemple, s'obtient avec un peu de patience, mais les seuls fonds dont un étranger peut justifier sont une importation limitée d'espèces à l'arrivée, puis des retraits successifs par carte bancaire, ce qui peut s'avérer rédhibitoire.
  • Apport d'un véhicule étranger. Les véhicules étrangers sont admis avec une autorisation d'importation provisoire et doivent quitter chaque pays dans un délai imparti, de 3 mois au minimum. (+) Choix et préparation du véhicule. (-) Coût du transport : environ 7 000 € pour un aller/retour transatlantique par des transitaires pour un 4x4. Temps du transport et retards probables à l'arrivée. Effractions de la majorité des véhicules voyageant hors d'un container.
  • Achat d'un véhicule étranger. Dans les cas qui nous intéressent, la vente peut être traitée à distance dans le pays du véhicule. (+) Moindre coût que la location. Moindre coût, de temps et de risques que l'apport d'un véhicule étranger. Relative simplicité à l'achat. Robustesse des véhicules le plus souvent adaptée au terrain. (-) Rareté des offres. Nécessité de revente à d'autres voyageurs.

Nous avons opté pour l'achat en Argentine d'un camping-car immatriculé en Californie. La vente peut être traitée à distance auprès du DMV (Department of Motor Vehicles) à condition de disposer d'un contact en Californie.